C’est en décembre 2010 qu’est publiée la norme NF P 82-751 portant sur les « principes d’établissement du programme d’ascenseurs dans les bâtiments à usage d’habitation ».
Non associée à l’élaboration de ce texte, la FFB le découvre en début d’année, alertée par plusieurs de ses adhérents, unions et syndicats de métier les plus directement concernés.
Les « ascensoristes » ont poussé le bouchon très loin en proposant un 2e ascenseur pour tout immeuble de 6 niveaux et plus (par exemple immeuble de 4 étages avec un parking sous-terrain !) et la réservation d’un espace susceptible d’accueillir ultérieurement un 2e ascenseur pour les immeubles de 5 niveaux et moins.
Certes, la norme est d’application volontaire, mais la FFB, comme ses partenaires de la maîtrise d’ouvrage, a considéré que ce niveau très élevé de préconisation de confort présentait le risque d’être considéré comme dû au client final.
Dès février, le Président RIDORET est intervenu vigoureusement auprès du secrétaire d’Etat chargé du Logement. Notre argument principal sur le surcoût de construction que génère automatiquement la mise en application de cette norme, a porté.
Fort de notre soutien, largement relayé en interne par l’Union des Constructeurs Immobiliers (UCI-FFB), l’Union de la Maçonnerie et du Gros Œuvre (UMGO-FFB) et les Entreprises Générales de France (EGF. BTP), Benoist APPARU a obtenu l’annulation de la norme ascenseur avec effet au 13 avril 2011.
Pour autant le dossier n’est pas clôt définitivement : les représentants des maîtres d’ouvrage et des entreprises de travaux se sont déclarés prêts à travailler à la réécriture de cette norme, destinée à l’origine à actualiser un DTU ancien de 1978 !